Publié par PS Les Ulis

"François Hollande se rend coupable de pratiquer l'apologie de la haine d'une population, celle des riches. (...) Cette haine des riches a déjà été développée par Adolf Hitler au travers des juifs", c'est ainsi que commence un article du blog de Jacques Béhague, vice-président UMP du conseil général des Hautes-Pyrénées, posté jeudi 8 mars.

 

François Fillon, singeant le « j’accuse » de Zola déclare concernant François Hollande  ; « "Je l'accuse de ne pas vouloir baisser les dépenses de l'État par peur de déplaire. Je l'accuse d'avoir renoncé à respecter les engagements européens de la France. (...) Oui, j'accuse ! C'est une attitude irresponsable", lance le Premier ministre dans les colonnes du journal « le figaro ».

 

Enfin le candidat président Sarkozy déclarait hier « "On ne peut pas indéfiniment ne parler de rien, ne s'engager sur rien", a expliqué le candidat UMP. "On ne respecte pas les Français quand pour esquiver le débat, on dit tous les jours le contraire de ce qu'on a dit la veille."

 

Comme l’écrivait Albert Camus dans un article inédit et censuré sur la liberté de la presse en 1939 : « En face de la marée montante de la bêtise, il est nécessaire également d’opposer quelques refus. » 

 

Dénoncer la ploutocratie triomphante et les excès de la finance ne relève en aucun cas de la stigmatisation d’une population fut elle celle des riches, et amalgamer tout cela à la haine des juifs et des délires d’Adolphe Hitler relève si ce n’est de la diffamation tout au moins d’un esprit dérangé.et inculte.

 

L’utilisation de figures rhétoriques douteuses dans un copier coller pitoyable d’envolées lyriques ou indignées  de grands hommes tels Emile Zola est le fait de petit esprits incapables de créer par eux-mêmes et qui conduisent aujourd’hui la France à la ruine car la France meure de cette médiocrité.

 

Enfin, quand Nicolas Sarkozy déclare « On dit tous les jours le contraire de  ce qu’on a dit la veille » on pourrait être tenté de dire quelle lucidité, s’il parlait de lui-même.

 

Tandis que ces amateurs d’emphase bistrotière se délectaient de leur venin et de leurs emprunts vulgaires, François Hollande, en futur homme d’état responsable, rencontrait les dirigeants socialistes européens et recevait leur soutien. Les chiens aboient, la caravane passe.

 

Marc Victor, blogmestre

 

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